On a tendance à penser que la motivation naît uniquement des récompenses que l’on peut offrir à un employé. Pourtant cela n’est pas suffisant. Le bien-être professionnel passe bien sûr par la reconnaissance mais aussi par le sentiment d’appartenance. En se sentant partie intégrante de l’entreprise et de ses projets, un salarié peut s’épanouir et vouloir redoubler d’effort pour mener à bien tous les challenges qu’on lui confie. Pour cela, le manager ou le chef d’entreprise doit être le moteur de cette motivation pour fixer les objectifs qui sauront enthousiasmer ses collaborateurs et faire du travail un moyen d’accomplissement personnel.

 

1. Définir clairement le rôle de chaque employé et l’objectif à atteindre

Une entreprise est un tout où chaque salarié a son importance. Les efforts réalisés par l’ensemble des collaborateurs créent la réussite du groupe. C’est avant tout selon ce procédé qu’il est indispensable de créer sa dynamique managériale. Toutefois, il faut qu’individuellement les salariés se sentent investis d’une mission. Attention, il est primordial que cette mission soit bien évidemment profitable à l’entreprise mais aussi à l’employé lui-même. En ne réalisant que des tâches rébarbatives et peu motivantes, il y a fort à penser que vos collaborateurs ne pourront s’épanouir. Pour cela, pensez vos objectifs pour qu’ils soient perçus comme de véritables opportunités d’évolution et de concrétisation personnelle. Le salarié ressentira alors que la mission qui lui a été attribuée relève d’une marque de confiance et lui offre la possibilité pour lui d’acquérir des compétences supplémentaires.

Le rôle du manager ne s’arrête pas là. Une fois la mission délivrée, il se doit de donner un maximum de visibilité, ce qu’on appelle communément feedback. Là encore, en le tenant informé des résultats obtenus suite à son implication, la motivation n’en sera que décuplée. De la même manière, si malgré tous ses efforts, les résultats n’étaient pas au rendez-vous, marquez tout de même le travail accompli et encouragez-le à poursuivre dans cette voie.

 

2. Lancer des défis motivants

Rien de pire que la routine… cela se vérifie aussi dans le milieu professionnel. Faire la même chose 7 heures par jour, 5 jours par semaine, devient vite lassant et n’est pas source de motivation. Pour éviter ce sentiment de lassitude, voire d’ennui, qui pourrait donner envie d’aller voir ailleurs, les défis sont bien souvent des vecteurs positifs pour la motivation. Qu’il soit en équipe ou individuel, un défi doit se dérouler sur une période donnée et avec un objectif précis. Le but n’est pas de piéger le salarié en lui demandant l’impossible, l’effet souhaité serait alors tout à fait inverse. Bien sûr, il faut aussi qu’en cas de réussite, il soit récompensé mais pour cela, pas besoin de ruiner l’entreprise. Des chèques cadeaux peuvent très bien faire l’affaire. Le but n’étant pas plus le gain que l’énergie et le renouveau qui naissent du défi.

 

3. Proposer une gestion de carrière avec un projet professionnel personnalisé

Trop de salariés se retrouvent parfois dans l’impasse dans leur parcours professionnel. Pas de perspectives d’évolution ou de promotion. Cela les conduit bien souvent à être démotivés et parfois à quitter l’entreprise. Si vous ne voulez pas perdre vos bons éléments pour ces raisons, pensez à offrir des opportunités professionnelles en leur proposant des postes à plus grandes responsabilités, mieux rémunérés. Si l’évolution n’est pas possible car votre organisation interne ne le permet pas, l’augmentation est aussi un levier très motivant. Les primes sont également très appréciées.

Nous le savons, en ces temps de crise, il n’est pas toujours facile d’octroyer de telles récompenses. Alors pour les entreprises qui n’ont pas la possibilité de proposer des plans de carrière de ce type, il reste l’accompagnement professionnel qui peut se présenter sous différents aspects : bilan de compétences, formation, validation des acquis de l’expérience, sont autant d’occasions pour un employé de se sentir valorisé avec le soutien de son entreprise.

 

4. Ménager la vie personnelle du salarié

Implication ne veut pas dire dévotion. Bien trop de chefs d’entreprise ont tendance à l’oublier car souvent leur entreprise est au centre de leur propre vie, ce qui n’est pas le cas de leurs collaborateurs. Alors même si vous souhaitez qu’ils soient motivés et se sentent impliqués dans la mission globale de l’entreprise, restez vigilant en ne les sur-impliquant pas trop. Sachez les écouter et les responsabiliser. Ce n’est pas parce qu’un employé part tard du travail, qu’il doit avoir de la reconnaissance. En responsabilisant vos collaborateurs, vous pouvez leur offrir de la liberté pour qu’ils n’aient pas l’impression que leur travail prenne le pas sur leur vie personnelle. Une fois les objectifs expliqués, laissez leur la possibilité de s’organiser comme ils le souhaitent. Certains préfèrent arriver plus tôt le matin et partir également plus tôt le soir ou bien travailler depuis leur domicile, libre à eux. L’essentiel est de pouvoir faire des points réguliers pour vérifier l’avancement du projet et rectifier les points qui pourraient éventuellement être améliorés. Encore et toujours, le manager doit être garant du bon fonctionnement des équipes ainsi que de leur motivation.